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Europe et souveraineté

Contribution des sections de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg – octobre 2014

Dans nombre de domaines, l’avenir de la France se joue au niveau Européen. Face aux États-Unis et aux grands émergents pour peser économiquement, politiquement et même culturellement nous devons réfléchir et agir d’abord en tant qu’Européens. Ce constat vaut pour tous les partis, il ne suffit donc pas de se proclamer européen pour répondre à cet enjeu mais bien d’élaborer notre réponse, socialiste, de l’assumer et la mettre en œuvre de façon cohérente.

La construction européenne avec, à son cœur, la méthode communautaire est un exemple unique de coopération et de rapprochement entre peuples fondé sur les principes démocratiques, faisant travailler ensemble grands et petits pays et conciliant leurs intérêts de court et long terme grâce à la définition et la défense d’un intérêt général. Ce projet permet l’émergence progressive d’une entité politique aux liens à la fois solides et souples unissant ses nations autour de politiques harmonisées (sociale, fiscale voire diplomatique et militaire).

L’alternative, ce n’est pas la disparition du niveau européen, l’illusion d’un repli national n’est défendue quasiment par personne, c’est la confrontation des intérêts nationaux immédiats (d’une façon plus ou moins négociée) où la loi du plus fort domine à l’intérieur et où la division nous affaiblit à l’extérieur.

Socialistes, nous sommes pour la construction d’une Union européenne plus intégrée, plus politique et pour tout dire plus fédérale: au-delà de son efficacité supérieure, elle est aussi plus sociale et plus démocratique.

L’Union nous fournit la taille critique pour nous intégrer dans la mondialisation tout en nous protégeant de ses excès, par l’euro, par notre poids commercial et notre capacité à négocier et créer des règles. Elle nous oblige aussi à revoir notre intervention dans le monde à la lumière de principes démocratiques et humanitaires.

Cette réponse claire en faveur d’une construction européenne bâtie sur la méthode communautaire – qui s’appuie sur le compromis et la solidarité entre États et entre citoyens– doit être assumée face aux tentations du repli des nationalistes et des populistes et aussi d’une certaine gauche fantasmant une France idéale exonérée de toute concurrence.

Elle doit être aussi assumée en acceptant que la majorité peut être de droite en Europe, mais c’est vrai à tous les niveaux et la droite doit y être combattue. Notre réponse doit donc aussi être assumée en acceptant de prendre notre place au sein du socialisme et de la sociale-démocratie européenne afin de sortir des postures et de peser vraiment. Il faut faire du PSE un véritable parti européen et soutenir le développement de syndicats – et d’ONG – européens.

 

Illustration © O.Baumard

2 commentaires

  1. par clay rene ( adherent PS ) - 27 novembre 2014 à 12 h 29 min

    supperbe exemple de langue de bois
    Comment par exemple ne pas ressentir une vive indignation a l’annonce de nouvelles in terventions de Bruxelles sur ke budget vote par nos elus alors que dans le meme temps on apprende le scandale des avantages consentis au Luxemboursgaux grandes multinationales pour detrourner les benefices et nje pas payer d’impots ?? pourquoi ne decomp,te pas les depenses des operations ent,reprises par la France pour eviter une grave propagation du terrorisme en AZfrique ?? Bruxelles ( en fait essentiellemnt Berlin devrait commencer par une action efficace et rapide pour harmoniser les polmitiques sociales , les fiscalites , faire une politique etrangère commune , assurerf un minimum de protectionisme pour contigenter les importations de pâys qui nerespectent pas un minimum de regles et font un dumping intolerable qui nous asphixie
    Dans sa politique actueklle Bruxelles s’occupe de problèmes mineurs pendant que nous nous affaiblissons faute d’action dans les domaines majeurs . Baroso et son ultra liberalisme sont responsables des désillusions croissantes des européens qui attendaient tant de cette europe helas devenue une structure qui favorise essentiellement les paradis fiscaux en son sein , et quia proboque avec sa directive bolkstein une derive supop)lementaire pour favoriser le chomage

    • par Olivier Baumard (Coordinateur) - 8 décembre 2014 à 23 h 21 min

      Cette contribution ne répond peut être pas à vos attentes parce que les rédacteurs ont du se soumettre au format des contributions des Etats Généraux du PS (2700 caractères). Cependant le constat et l’objectif restent identiques aux vôtres. C’est peut-être sur la méthode que nous devrions nous pencher.
      En effet en critiquant directement les institutions européennes, vous critiquez ce projet qui a sorti l’Europe du gouffre depuis 60 ans. Par contre, et c’est là que nous nous entendons, ce projet a trop souvent été détourné de son objectif, notamment par la droite européenne(PPE-UMP) qui s’éloigne de l’intérêt commun au profit du libéralisme sauvage. Néanmoins c’est les citoyens européens qui l’ont élu. Le Parti Socialiste Européen (PSE) contribue à porter nos valeurs (égalité femmes-hommes, Taxation sur les transactions financières, Emploi des jeunes, pour ne citer que quelques exemples). Cela ne va pas sans compromis certes, mais c’est comme cela que fonctionne la politique, à l’échelle européenne comme à n’importe quelle autre échelle. Et c’est pour une Europe et des institutions Socialistes que nous nous battons et non pas contre des institutions et un projet qui a mis tant de temps à se construire.
      Le message des rédacteurs est clair : nous voulons une Union politique (et pourquoi pas fédérale), une Europe socialiste et une France à l’avant-garde de ce projet. Et pour cela nous devons ancrer notre place dans l’Europe et pas en dehors.

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