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Bi nationalité: Portrait franco vénézuélien

Mikel Orue, franco-vénézuélien-espagnol

Né à Caracas (Venezuela)

Résidant à Caracas (Venezuela)

Ingénieur en Chimie Industrielle – Directeur Administratif et

Financier du Lycée Français de Caracas « Colegio Francia »

Quelles sont vos nationalités et comment les avez-vous acquises?

Vénézuélienne, de naissance

Française par ma mère, née à Ruelle, en Charente

Espagnole, par mon père, né en Espagne, accueilli à l’âge de 14 ans en France pendant la guerre civile espagnole

Que représente votre nationalité française?

La France représente les plus belles valeurs humaines qu’il puisse y avoir ; c’est le berceau de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789. C’est un savoir-faire, un symbole de culture. En avoir la nationalité est un honneur et encore plus quand on est d’ascendance française depuis de nombreuses générations.

Comment participez-vous au rapprochement entre vos deux nations?

Après avoir fait des études (primaire et secondaire) dans deux établissements français de Caracas, j’ai terminé mes études supérieures à l’INSA de Toulouse obtenant un diplôme d’Ingénieur et un D.E.A. Après mon retour au Venezuela j’ai participé directement au rapprochement des deux nations au travers des deux emplois que j’ai eu : d’abord comme enseignant, directeur administratif et pédagogique de l’IUT de Caracas, crée avec l’appui de la France puis comme Directeur Administratif et Financier du Lycée Français de Caracas.

Cette trajectoire m’a valu l’honneur d’être décoré à deux reprises de l’ordre des Palmes Académiques.

Quel est votre message pour les parlementaires ?

La déchéance de la nationalité française pour les binationaux est discriminatoire : elle instaure deux catégories de Français : les franco-français (purs ?) et le reste… Est-on sûrs qu’un franco-français ne commettra jamais un acte terroriste ? Que fera-t-on dans ce cas ?

Certes, face aux craintes, à l’impuissance ressentie devant des situations qui ne semblent pas faciles à maîtriser et à contrôler la tentation d’adopter des mesures draconiennes peut sembler tout à fait compréhensible.

Par ailleurs, il faudrait cependant se poser la question suivante : que deviendrait la déchéance de la nationalité française chez les binationaux, si un jour, un régime d’extrême droite devenait majoritaire ? Et même, sans évoquer un tel régime, a-t-on des garanties suffisantes pour que des abus ne soient pas commis ?

Plus de portraits de binationaux:

Florence Baillon : franco-équatorienne

Olivier Baumard : franco-polonais

Sélim Ben Abdesselem : franco-tunisien

Yvette Chalom : franco-américaine, Berkeley

Jean-Philippe Cottin : franco-américain, San Francisco

Joël Le Déroff : franco-belge

Isabelle Gouni : franco-américaine, Seattle

Matthieu Hornung : franco-allemand

Ramzi Sfeir : franco-palestienien-colombien-canadien

Un commentaire

  1. par Frédéric COLOMBEL - 3 février 2016 à 11 h 17 min

    Merci à M.Orue et à tous ces Français multiculturels et multinationaux pour leurs témoignages. Ils font la France.
    Un citoyen français uninational

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