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Bi nationalité: Portrait franco américain, Berkeley

Yvette Chalom, Franco-américaine

Née à Puteaux (92) (France)

Résidant à Berkeley, Californie (Etats-Unis)

Psychologue clinicienne psychothérapeute retraitée

Quelles sont vos nationalités et comment les avez-vous acquises?

 Française de naissance et de parents français et Etats-Unienne par naturalisation.

Que représente votre nationalité française?

 Une culture, une histoire qui, acquise pour la plupart, cimente notre communauté dans une culture spécifique. Une tradition de respect des droits de la personne humaine, une tradition d’accueil pour les déracinés de tous bords.

Comment participez-vous au rapprochement entre vos deux nations?

Je vote donc dans les deux pays, ce qui pour moi est essentiel, et je paie des impôts sur mes revenus dans les deux pays. Je m’efforce de promouvoir les valeurs et la culture françaises dans la sphère privée et dans la sphère publique: volontariat aux Alliances Françaises, conférences sur le biculturalisme, contributions parfois dans la presse. Dans la sphère professionnelle, je me suis efforcée d’introduire des concepts psychanalytiques français, en pratique, et également en étant membre fondateur de l’Ecole Lacanienne de San Francisco. J’ai participé pendant douze ans à la gestion de deux écoles franco-américaines, et de ce fait beaucoup échangé avec mes collègues américains et les autorités françaises.  Je fais également partie de commissions  consulaires, à titre bénévole, depuis un grand nombre d’années. De par ma profession, je suis à même d’orienter les Français qui en ont le besoin vers des institutions américaines dont j’ai une grande expérience. Je suis maintenant volontaire dans un collège public américain. Membre d’Associations francophones, j’aide à l’intégration de nouveaux arrivé-e-s. Lorsque je suis en France ou que je reçois des Français, je présente les aspects de la culture locale et plus largement, nationale, qui me semblent intéressants. J’aide à démythifier les aprioris. Mon engagement dans la vie socio-politique locale et auprès du consulat me permet d’effectuer un brassage qui, je l’espère, est positif pour tou-te-s.

Quel est votre message pour les parlementaires ?

La déchéance pour les criminels ou terroristes, qu’ils soient bi nationaux ou non, est à l’encontre des principes fondamentaux de la nation française telle que je la respecte et que je l’aime. L’affaire Dreyfus n’est pas si loin de nous, Vichy est encore plus près. Ce « projet » me semble correspondre à un évitement de problèmes sociétaux beaucoup plus complexes, et ne les résoudra aucunement.

Rejeter les binationaux revient également à les acculer à un choix qui implique leur vie personnelle – famille en particulier. Rejeter les binationaux revient aussi à priver la France de professionnels qui sont partis s’installer à l’étranger, de façon temporaire ou permanente pour diverses raisons, et qui ne feront plus profiter la nation de leurs acquis. Rejeter les binationaux les insulte dans leur loyauté à tout ce qui fait la France.

Plus de portraits de binationaux:

Florence Baillon : franco-équatorienne

Olivier Baumard : franco-polonais

Sélim Ben Abdesselem : franco-tunisien

Jean-Philippe Cottin : franco-américain, San Francisco

Joël Le Déroff : franco-belge

Isabelle Gouni : franco-américaine, Seattle

Matthieu Hornung : franco-allemand

Mikel Orue : franco-vénézuelien-espagnol

Ramzi Sfeir : franco-palestienien-colombien-canadien

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